C'est la question qu'on se pose avant de confier un meuble à quelqu'un qu'on ne connaît pas : et si ça se passe mal ? Voici les mécanismes réels, avec leurs limites. Aucun d'eux n'est une promesse commerciale — ce sont des règles appliquées par la plateforme, et vous pouvez les vérifier à chaque étape.
L'argent ne part pas à la commande
Quand vous acceptez une offre, votre paiement est prélevé mais **bloqué**. Le transporteur ne le reçoit pas à ce moment-là. Il ne le reçoit pas non plus à l'enlèvement. Les fonds ne sont libérés qu'une fois la livraison confirmée.
| Étape | Où est l'argent | Ce qui peut encore arriver |
|---|---|---|
| Offre acceptée | Bloqué chez le prestataire de paiement | Annulation possible, remboursement intégral |
| Objet enlevé | Toujours bloqué | La livraison reste due |
| Livraison confirmée | Libéré vers le transporteur | La créance part au virement hebdomadaire |
| Litige ouvert | Bloqué, en attente d'arbitrage | Remboursement ou libération selon l'issue |
C'est la différence de fond avec un paiement de la main à la main : tant que vous n'avez pas confirmé, l'argent reste hors de portée du transporteur.
Les deux codes, et pourquoi il y en a deux
Vous recevez deux codes à six chiffres : un pour l'enlèvement, un pour la livraison. Le transporteur ne peut valider une étape que si vous lui donnez le code correspondant, sur place.
Le code de livraison n'est jamais stocké en clair chez nous — seule son empreinte l'est. Personne, y compris côté plateforme, ne peut le lire pour valider une livraison à votre place.
La confirmation automatique après 24 heures
Voici la limite qu'il faut connaître, parce qu'elle joue contre vous si vous l'ignorez. Si la livraison est marquée effectuée et que vous ne réagissez pas, elle est **confirmée automatiquement au bout de 24 heures**, et les fonds sont libérés.
Ce délai existe pour ne pas immobiliser indéfiniment l'argent d'un transporteur qui a fait son travail. Mais il signifie qu'un problème constaté après coup — un meuble rayé, une pièce manquante — doit être signalé **dans la journée**, pas la semaine suivante.
Le réflexe utile : ouvrez le carton ou inspectez le meuble avant de donner le code de livraison. Le code est votre seul vrai levier, et vous ne l'avez qu'une fois.
Ce qui est couvert, et ce qui ne l'est pas
| Situation | Traitement |
|---|---|
| Le transporteur ne vient pas | Annulation et remboursement intégral |
| L'objet est endommagé pendant le transport | Litige : l'argent reste bloqué le temps de l'arbitrage |
| L'objet ne passe pas dans l'escalier | Pas un défaut du transporteur — mesurez avant de publier |
| Vous avez sous-déclaré le volume | Le transporteur peut refuser sur place, sans faute de sa part |
| Valeur de l'objet supérieure à 2 000 € | Hors plafond de la plateforme : la demande est refusée |
Ce plafond de 2 000 € n'est pas une clause enfouie : c'est une limite du formulaire. Au-delà, la demande ne peut pas être publiée. Un objet de grande valeur relève d'un transporteur assuré spécifiquement pour cela, pas d'une place de marché.
Le transporteur aussi a des règles
Un transporteur qui accepte puis se désiste ne le fait pas sans conséquence. Au-delà de trois désistements, son compte est suspendu pendant sept jours. Et une fois passée une fenêtre de quinze minutes après l'acceptation, l'annulation n'est plus anodine : elle est comptabilisée.
Cette règle n'existe pas pour punir. Elle existe parce qu'un désistement tardif vous laisse sans solution la veille d'un déménagement, et que c'est le risque le plus concret d'une place de marché.
Ce qu'il faut retenir
Inspectez avant de donner le code de livraison, signalez un problème le jour même, et ne sous-déclarez rien. Ces trois réflexes couvrent l'essentiel des situations où les gens se retrouvent sans recours.
Ce qui précède couvre ce qui peut mal tourner APRÈS l'acceptation d'une offre. Pour ce qui se joue AVANT — un faux service de transport qui demande vos coordonnées bancaires — voir comment éviter les arnaques liées aux faux transporteurs.
